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Étienne Pascal
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Étienne Pascal (3 mai 1588 à Clermont, aujourd'hui Clermont-Ferrand - 24 septembre 1651 à Paris) est un gentilhomme français.

Conseiller du roi pour l'élection de Basse-Auvergne, puis second président à la Cour des aides de Montferrand et enfin, après une période de disgrâce, premier président à la Cour des aides de Normandie, il fut un membre actif de l'académie du Père Mersenne.

Il est le père du philosophe et mathématicien Blaise Pascal.

Contents


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Biographie

Fils de Martin Pascal de Monscite-ref-boy-1-0[1], trésorier du roi, il fait ses études à la Sorbonne de 1608 à 1610, puis acquiert la charge de conseiller du roi pour l'élection de Basse-Auvergne. Il épouse vers la fin de 1616 ou janvier 1617cite-ref-0-2-0[2] Antoinette Bégon (1596-1626), fille d'un collègue du Parlement d'Auvergne, dont il a quatre enfants : Antonia (1617), Gilberte (1620-1687), Blaise (1623-1662) et Jacqueline (1625-1661).

En 1624, il acquiert la charge de second président à la Cour des aides de Montferrand et, à la mort de sa femme, entreprend d'éduquer seul ses enfants. Après l'échec de sa candidature au poste de premier président de la cour des aides en 1631, il décide de déménager avec sa famille à Paris, où il pourra donner libre cours à sa passion pour les sciences.

En 1633, il vend sa maison de Clermont et fait des emprunts. L'année suivante, il vend sa charge de second président de la Cour des aides à son frère Blaisecite-ref-0-2-1[2].

À Paris, il fréquente le cercle du Père Mersennecite-ref-0-2-2[2], qui se réunit place royale (l'actuelle place des Vosges). Il est également l'ami du poète libertin Jacques Le Pailleurcite-ref-beaunier-3-0[3]. Pour s'assurer une rente, Étienne Pascal place le produit de la vente de sa charge sur les rentes de l'Hôtel de ville de Paris (équivalent à l'époque aux bons du Trésor) et normalement garantis par le roi.

Mais en 1638, le chancelier Séguier, constatant le coût des guerres, doit surseoir au paiement des intérêts. Cette décision provoque une protestation des créanciers le 25 mars rue Saint Antoine, devant l’hôtel Séguiercite-ref-4[4]. Étienne Pascal, qui a été identifié parmi les meneurscite-ref-mommerqu-5-0[5], est contraint de se cacher en Auvergne, et ce n'est qu'à la suite d'un compliment adressé par sa fille Jacqueline à Richelieu qu'il rentre en grâcecite-ref-cousin-6-0[6]. En janvier 1640, il est nommé à Rouen en tant que commissaire du roi pour la levée des taillescite-ref-p-rier-7-0[7]. Il exercera cette fonction jusqu'à sa suppression, demandée par le Parlement au début de la Fronde, en mai 1648.

Il s'installe rue de Touraine à Paris en octobre 1648 mais il est avec Jacqueline et Blaise à Clermont de mai 1649 à septembre 1650. Il meurt à Paris le 24 septembre 1651cite-ref-0-2-3[2].

La passion d'Étienne Pascal pour les sciences était bien connue à Paris. Ami de Roberval, il proposa l'étude d'une courbe dérivée du cercle, le limaçon. Il fut chargé par Richelieu, avec Pierre Hérigone et Claude Mydorge, d'établir si la méthode de détermination des longitudes proposée par Morin à partir des phases de la Lune était praticable et devait être récompensée.

Hommage posthume

• Le limaçon de Pascal, nommé ainsi par Roberval

Références

cite-note-boy-11. D'après boy1991michel-boy1991Michel Boy, « Les ancêtres ambertois de Pascal », Courrier du Centre international Blaise Pascal, no 13,‎ 1991 (ISSN 2493-7460, DOI 10.4000/ccibp.626)
cite-note-0-22. lafuma1963louis-lafuma1963Louis Lafuma (présentation et notes) (préf. Henri Gouhier), Pascal : œuvres complètes, Paris, Seuil, 1963, 676 p., p. 660-661
cite-note-beaunier-33. beaunier1918andr-beaunier1918André Beaunier, « Une Jeune fille au temps de la Fronde », Revue des Deux Mondes, 6e période, vol. 46,‎ 1918, p. 339-377.
cite-note-44. L'actuel immeuble du n°133, rue Saint Antoine.
cite-note-mommerqu-55. D'après petitotmommerqualexandre-petitotlouis-jean-mommerquAlexandre Petitot et Louis Jean Mommerqué, Collection de mémoires relatifs à l'histoire de France, vol. 61 : Depuis l’Avènement de Henri IV jusqu'à la Paix de Paris, conclue en 1763, 488 p., p. 177, cité par goldmann1959lucien-goldmann1959Lucien Goldmann, Le Dieu Caché, Gallimard, coll. « Tel », 1959, 454 p. (ISBN 2-07-029550-8), « Jansénisme et noblesse de robe », p. 144
cite-note-cousin-66. Cf. cousin1845victor-cousin1845Victor Cousin, Jacqueline Pascal, Paris, Libr. Didier, coll. « Premières études sur les femmes illustres et la société du XVIIe siècle », 1845 (réimpr. 6, 1869)
cite-note-p-rier-77. D'après p-rier1954marguerite-p-rier1954Marguerite Périer, Mémoire sur la vie de M. Pascal, Pascal, Œuvres Complètes, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1954, p. 35-41.

Annexes

Bibliographie

• dhombressakharovitch1994j-dhombresj-sakharovitch1994J. Dhombres et J. Sakharovitch, Desargues en son temps : [journées du colloque de 1991, Paris], Paris, libr. Albert Blanchard, 1994, 483 p. (ISBN 2-85367-188-7)
• mesnard1982jean-mesnard1982Jean Mesnard, « Gilberte et Jacqueline Pascal au pays d'Auvergne », Chroniques de Port-Royal,‎ 1982, p. 11-29 (lire en ligne)
• maire1925albert-maire1925Albert Maire, Pascal Savant, Paris, 1925, p. 270–275

Liens externes

• 2019« Le père de Pascal », sur France Inter, 17 juillet 2019 (consulté le 10 juin 2023)
• o-connorrobertson2006j-j-o-connore-f-robertson2006J.J. O'Connor et E.F. Robertson, « Étienne Pascal », sur MacTutor, Université de St Andrews, août 2006 (consulté le 2 mars 2024)
• westfall1995richard-s-westfall1995Richard S. Westfall, « Étienne Pascal », sur The Galileo Project, 1995 (consulté le 2 mars 2024)

• Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Treccani
Notices d'autorité : VIAF ISNI IdRef GND

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